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  • Évolution des populations de rhopalocères et de zygènes dans le Grand Est. Cet indicateur s'inscrit dans le projet de l'Observatoire Régional de la Biodiversité piloté par la Région Grand Est. L'objectif de cet indicateur consiste à connaitre l'évolution des espèces et des populations de rhopalocères et de zygènes sur la région. Pour cela, un protocole type Chronoventaire est mis en place sur les prairies et les boisements des régions naturelles du Grand Est. Une campagne de prospection de 2 ans est réalisée avec un espace temps de 4 ans. Ainsi, en 2019, 20 mailles de 10x10 km ont été tirées aléatoirement dans les régions naturelles du Grand Est. A l'intérieur de ces mailles, des prairies et boisements sélectionnés aléatoirement ont été prospectés par les associations partenaires : le CPIE du Sud Champagne, la LPO Champagne-Ardenne, le ReNard, la SLE et IMAGO. Les espèces observées et les caractéristiques des habitats prospectés serviront aux analyses statistiques permettant de répondre à la question de l'indicateur.

  • Évolution de la population de Faucon pèlerin dans le Grand Est. Participation à l’ORB piloté par la Région Grand Est. Le protocole de suivi se base sur des prospections de terrain réalisées principalement par des bénévoles et par quelques salariés (association Renard pour le département des Ardennes). Le réseau est constitué par des associations naturalistes locales ou des ornithologues bénévoles membres des associations naturalistes se chargeant de la coordination des suivis. Les Parcs naturels régionaux des Ballons des Vosges et des Vosges du nord participent également à la collecte de données, tout comme LPO Grand-Est, SOS Faucon pèlerin - Lynx, LPO Moselle, LPO Champagne-Ardenne, Renard et LOANA. Plusieurs dizaines de personnes participent à ce suivi à travers la région. Le protocole sur les différents sites est standardisé avec deux passages annuels au minimum. Un premier en début de nidification (février-mars) pour s’assurer de la présence d’un couple reproducteur et de la ponte si elle a eu lieu. Un second passage en fin de nidification (mai-juin) pour contrôler la réussite de la reproduction et compter le nombre de jeunes volants. Le suivi est réalisé grâce à des jumelles ou au télescope, à l’abri de la végétation ou dans des endroits où l’espèce ne détecte pas l’observateur afin de réduire le dérangement au minimum. Critère : présence – absence. La coordination globale est assurée par la LPO Alsace.

  • Évolution de la population de Sonneur à ventre jaune dans le Grand Est. Cet indicateur participe à l’ORB piloté par la Région Grand Est. L'objectif est de connaître la tendance de la répartition du Sonneur à ventre jaune à l'échelle du Grand Est par un suivi en occupation de sites mené sur 300 parcelles échantillons suivies tous les trois ans. Les partenaires techniques sont l'Association BUFO, Conservatoire d'espaces naturels de Lorraine, CPIE du Sud Champagne, LPO-Champagne-Ardenne, Regroupement des naturalistes ardenais, et ODONAT Grand Est.

  • Évolution du cortège d’espèces de chiroptères sensibles à la rénovation énergétique et à l’éolien dans le Grand Est Le développement des énergies éoliennes ainsi que les travaux de rénovation énergétique représentent aujourd’hui des menaces sérieuses pour les espèces de chauves-souris dites de « hauts vols ». Les espèces concernées aujourd’hui connues dans le Grand Est, font parties du genre Eptesicus, Hypsugo, Nyctalus, Pipistrellus et Vespertilio soit 11 espèces au total. Les suivis mis en place actuellement ne permettent pas d’estimer les tendances de populations de ces espèces. Dans ce contexte, une méthode de suivi basée sur le protocole de science participative Vigie-Chiro développé par le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), est réalisé dans le cadre de la participation à l'Observatoire Régional de la Biodiversité du Grand Est. Ce protocole basé sur l’analyse d’enregistrements des cris d’écholocation des chauves-souris permet de réaliser un suivi des espèces de chauves-souris en mesurant leur activité acoustique. Structures impliquées: Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Lorraine (CPEPESC Lorraine) Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace (GEPMA) Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne Ardenne (CENCA) Regroupement des Naturalistes Ardennais (ReNArd)

  • Evolution de la population de Courlis cendré dans le Grand Est en 2019 Les données disponibles sont issues du projet de déclinaison d'un indicateur de tendance d'évolution des effectifs nicheurs de Courlis cendré dans le cadre de l'Observatoire Régional de la Biodiversité piloté par la Région Grand Est. Le Courlis cendré est un grand limicole dont l’aire de reproduction nationale est très fragmentée et couvre moins de 10 % du territoire. Dans le Grand Est, les effectifs de Courlis cendré déclinent fortement depuis les années 90. Les principaux facteurs avancés sont la fragmentation des habitats, la diminution de surface prairiale, l’intensification et la précocité des fauches, mais aussi les dérangements (qui augmentent le risque de prédation des jeunes) liés à une sur-fréquentation humaine de leurs sites de reproduction. Bien que la réduction des effectifs nicheurs de l’espèce soit désormais nettement attestée, un suivi de la tendance du déclin de la population nicheuse du Grand Est a été acté. Le but du suivi est d’obtenir une évaluation des tendances d’évolution des effectifs nicheur du Courlis cendré à l’échelle du Grand Est. Le protocole d’étude en 2019 s'est basé sur un suivi en occupation de sites. Il s'agissait d'inventorier exhaustivement les cantonnements (couples ou individus esseulés), entre le 15 mars et le 20 avril, dans les milieux favorables au sein d'un échantillon de quadrats de 1x1 km. Cet échantillon est composé de 157 quadrats de 1x1 km qui ont été aléatoirement tirés au sort parmi 1035 quadras 1x1 km superposés à un ensemble de 25 sites de référence (Figure 1) favorables abritant l’espèce à l’échelle du Grand Est (11 sites en Alsace, 2 en Lorraine, et 12 en Champagne-Ardenne). Ces 157 quadrats, au final répartis sur 14 sites de référence (Tab 1), étaient composé de 81 quadrats (de « Priorité 1 ») occupés par au moins un couple sur la période 2014-2019 et de 76 quadrats (de Priorité 2) ne l'étaient pas ou plus, mais jugés encore favorables à leur colonisation par l'espèce. Les données mises à disposition sont les résultats des inventaires sur ces 157 quadras en 2019, réalisés par la Ligue pour la Protection des Oiseau Alsace (LPO Alsace), LOrraine Association Nature (LoANa), le Centre Permanent d'Initiative pour l'Environnement de Meuse (CPIE de Meuse), la Ligue pour la Protection des Oiseau Champagne-Ardenne (LPO Champagne-Ardenne), le Regroupement des Naturalistes Ardennais (ReNArd).

  • Evolution des populations d’oiseaux communs nicheurs généralistes, des milieux forestiers, des milieux agricoles et des milieux bâtis du Grand Est Evolution des oiseaux communs généraliste et spécialistes des milieux forestiers, des milieux agricoles et des milieux bâtis dans le Grand Est, soit 4 indicateurs, basés sur le protocole national STOC-EPS du CESCO-MNHN, réalisées dans le cadre de la participation à l'Observatoire de la Biodiversité Grand Est.. Les données se rapportent au suivi, depuis 2018, de plus de 120 carrés 2x2 km dans le Grand Est par un réseau de bénévoles et de salariés de structures partenaires : l'Association Nature du Nogentais (ANN), le Centre Permanent d'Initiative pour l'Environnement (CPIE) de Meuse, le Centre Permanent d'Initiative pour l'Environnement (CPIE) du Sud Champagne, LOrraine Association Nature (LoANa), Ligue pour la Protection des Oiseaux Alsace (LPO Alsace), la Ligue pour la Protection des Oiseau Champagne-Ardenne (LPO Champagne-Ardenne), Ligue pour la Protection des Oiseaux Coordination Grand Est (LPO Grand Est), le Regroupement des Naturalistes Ardennais (ReNArd).

  • Evolution des populations hivernantes d'oiseaux d'eau dans le Grand Est Les oiseaux d’eau forment une composante emblématique de la biodiversité des zones humides. Ils font également partie intégrante de notre environnement socio-économique (chasse, tourisme). Le nombre et la diversité des zones humides du Grand Est en font une région importante pour les stationnements migratoires et l’hivernage des oiseaux d’eau. L’évolution de la composition du peuplement et l’évolution des effectifs des oiseaux hivernants et leur comparaison avec les tendances nationales et européennes renseigne sur l’état d’accueil des zones humides de la région Grand Est et mérite à cet égard d'être un indicateur de l'Observatoire Régional de la Biodiversité. Partenaires pour la collecte des données Lorraine : LPO Lorraine, CEN Lorraine, ONCFS, Loana Champagne-Ardenne : LPO Champagne-Ardenne, Association Nature du Nogentais, ONCFS lac du Der, CEN Champagne-Ardenne, ReNArd, PNR de la Forêt d’Orient Alsace : LPO Alsace, ONCFS, APOE Hegenheim, Eurométropole

  • Evolution des populations de Milan royal dans le Grand Est Le Milan royal (Milvus milvus) est un rapace d’intérêt communautaire réparti dans les régions de moyenne montagne de France qui bénéficie d’un Plan National d’Actions. Cette espèce occupe exclusivement les secteurs en polyculture-élevage du Grand Est dotés d’une superficie de Surface Toujours en Herbe (STH) conséquente. Elle niche sur les lisières forestières ou les coteaux boisés de mars à juillet. Avec une estimation de l’ordre de 300 couples nicheurs, la population du Grand Est représente environ 15% de la population nationale. Le suivi des populations de Milan royal constitue donc un indicateur de l'Observatoire Régional de la Biodiversité, d’une espèce à haute valeur patrimoniale pour le Grand Est dévolue aux régions de polyculture-élevage du Grand Est. Sept zones d'études suivies annuellement (recensement du nombre de couples nicheurs) renseignent sur l'évolution numérique des populations du Grand Est. Ce suivi est réalisé par 4 structures : Lorraine Association Nature, Ecofaune, LPO Alsace et LPO Champagne-Ardenne.

  • Évolution des populations de Muscardin dans le Grand-Est. Ces données ont été obtenues dans le cadre de la participation à l'Observatoire Régionale de la Biodiversité (piloté par la Région Grand Est). Ainsi, elles ont été récoltées en fonction du protocole précisé dans le cadre de l'indicateur "Évolution des populations de Muscardin dans le Grand-Est". Notre base de donnée comprend des données à la maille 10km*10km de présence ou absence de contact avec l'espèce Muscardin (Muscardinus avellanarius). L'étude a été mené par différents acteurs: l'Association LPO Champagne-Ardenne, l'Association Regroupement Naturaliste ARDennais, le CPIE Pays de Soulaines, l'Association Nature du Nogentais, le Groupe d'Étude des Mammifères de Lorraine et le Groupe d'Étude des Mammifères d'Alsace.

  • Évolution des places de chant de Sérotines bicolores Vespertilio murinus dans le Grand Est La Sérotine bicolore est une chauve-souris de taille moyenne, elle est facilement reconnaissable grâce à la couleur caractéristique de son pelage (Fig. 1). Les poils de son ventre sont de couleur beige-blanchâtre et son dos est brun parsemé de mèches argentées à blanches (Arthur and Lemaire, 2015; Dietz and Kiefer, 2015). Vespertilio murinus est une espèce inféodée aux milieux ouverts avec de grandes étendues d’eau. A l’échelle européenne, la répartition des populations est hétérogène avec une ségrégation bien distincte des mâles et des femelles (Mattei-Roesli et al., 2011; Dietz and Kiefer, 2015). La répartition des individus mâles serait légèrement décalée vers le sud-ouest (Safi, König and Kerth, 2007). Cette espèce est connue pour ses migrations sur de longues distances avec un déplacement maximum observé de 1 787 km entre la France et la Russie (Hutterer et al., 2005). En France, elle arrive dans sa limite de répartition la plus occidentale, les seules populations actuellement connues se situent dans le Grand Est ainsi qu’en Bourgogne Franche-Comté qui abritent plusieurs colonies d’individus mâles. Cette espèce sensible au développement éolien ainsi qu’à la rénovation énergétique est difficile à observer hormis lors de ces parades automnale. A cette période, les mâles rejoignent des places de chant au niveau desquels ils paradent en plein vol en émettant des cris sociaux très caractéristiques, audibles à plus de 200 m. Ce phénomène s’accentue au cours de l’hiver ; seules des températures inférieures à 0°C, une forte pluie ainsi que le vent peuvent y mettre un terme (Šuba, Vietniece and Pētersons, 2010 ; Rydell and Baagøe, 1994; Zagmajster, 2003; Kravchenko et al., 2017). Dans le cadre de la participation à l’Observatoire Régional de la Biodiversité du Grand Est, un suivi des places chants de Sérotine bicolore est mis en place. C’est aujourd’hui le moyen le plus efficace de détecter la présence de cette espèce, d’autant plus que la présence des places de chant est étroitement liée à la présence de gîtes. Structures impliquées: Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Lorraine (CPEPESC Lorraine) Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace (GEPMA) Regroupement des Naturalistes Ardennais (ReNArd)